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Quand les media désinforment

Suite à la publication de l'article "Faire l'école à la maison : bonne ou mauvaise idée ?" par Julie Benoit le 28 avril 2011 sur le site Magicmaman, LAIA a envoyé un courriel à la rédaction du site et posté ce commentaire sur le site concerné :

Bonjour,

Nous avons pris connaissance de votre article concernant l’instruction à domicile publié sur le site MagicMaman. Nous souhaitons vous faire part de deux remarques :

- « Les enfants sont soumis à des contrôles annuels pédagogiques réalisés par des inspecteurs de l’éducation nationale. » (page 1, dernières lignes) => ceci est erroné : ce ne sont pas les enfants qui sont soumis à un contrôle annuel, mais l’enseignement qui est vérifié. En effet, l’article L131-10 du code de l’éducation prévoit que l’inspecteur d’académie fasse vérifier annuellement que l’enseignement dispensé est conforme au droit de l’enfant à l’instruction. Cela signifie que le contrôle pédagogique ne doit pas être un examen des connaissances de l’enfant, mais un entretien parents/inspecteur afin de faire connaître la progression choisie, les supports utilisés et d’observer les travaux réalisés par l’enfant au cours de l’année. Le tribunal administratif a déjà précisé en 2006 que le contrôle pédagogique ne peut pas se résumer à un test de niveau des connaissances acquises par l’enfant.

- Vous avez choisi de rapporter les propos de Madame Brigitte Prot, psychopédagogue. A plusieurs reprises au cours de votre article, les propos rapportés affirment que l’enseignement à domicile ne peut être un mode d’instruction réellement bénéfique pour les enfants, tant au niveau de l’enseignement qu’au niveau du développement psycho-social, allant même jusqu'à affirmer que « Faire le choix de l’école à la maison est un extrême risque ». Nous souhaiterions connaître les études sur lesquelles Madame Brigitte Prot s’appuie pour affirmer de telles choses. En effet, les études dont nous avons connaissance démontrent que les enfants instruits en famille ont généralement un bon niveau d’instruction et que leurs aptitudes sociales sont aussi bonnes, voire meilleures que celles des enfants scolarisés (Home-Education: Rationales, Practices and Outcomes, Paula Rothermel, University of Durham, 2002 ; Comparison of Social Adjustment Between Home and Traditionally Schooled Students, Dr. Larry Shyers, University of Florida's College of Education, 1992 ; The Outcomes of Home-based Education: Employment and Other Issues, Julie Webb, 1989 ; voir également les travaux de John Taylor, Mona Delahooke, Linda Montgomery, Thomas C. Smedley, J. Gary Knowles, etc.). En l’absence de citation précise d’études démontrant que l’instruction à domicile est un mode d’enseignement néfaste pour le développement culturel et psycho-social des enfants, il nous apparaît mensonger de publier de tels propos sans utiliser au moins le conditionnel. 

Cordialement,

LAIA




Extraits et d'études :

Home-Education: Rationales, Practices and Outcomes, Paula Rothermel, psychologue, University of Durham, 2002

[...] The PIPS Baseline assessment data indicated that 64% of the home-educated children scored over 91.5 raw score points (75%) at the 'Start of Reception', whilst nationally, the percentage of children attaining in excess of this score was 5.1%. In standardised score terms, this indicated that 63% of children fell into a score bracket usually occupied by just 2-3% of children nationally (PIPS Project 1997b).
At the end of reception, 2-3% of children were expected to score above the  standardised score of 70 (PIPS Project 1997b).  In the  home-educated cohort however, 21% of children scored above 70. [...]

[...] The children scored well, both at the 'Start' and 'End of Reception'.  [...]

[...]In terms of a normal distribution bell curve, most of the home-educated children's NLP test scores were in the upper 16% band.  [...]

[...] Research focusing on older post compulsory [home-]education children (eg. Webb 1999) and discussions with post-education age members of families included in this research gave no suggestion of later problems in adulthood.  Indeed, the home-educated post 16 year olds believed that they fitted into society extremely well and in fact, were all the more equipped and appreciated by employers and universities for their experience. [...].


The Outcomes of Home-based Education: Employment and Other Issues, Julie Webb, 1989

Abstract : Aspects of the adult lives of wholly or partly home-educated people who took part in a study carried out from 1982-88 are examined. The experience of ex-Summerhill students, about whom more information exists due to the longer time-span involved, is used to discuss some of the issues common to both types of non-compulsory education. All those who attempted entry to further and higher education courses were successful in achieving this: there is no evidence of prejudice against the home-educated. In the area of employment the same seems to be true; the importance of personality attributes gained through home-based education is apparent. The socialisation of home-educated students is often regarded as a problem by the uninvolved: the study shows that, on the contrary, home-educated people may be much better prepared socially than some of their schooled peers.




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