LAIA - Témoignage - L'école n'est pas obligatoire Libres d'Apprendre et d'Instruire Autrement
L'école n'est pas obligatoire ?


Nous sommes les parents de 6 enfants qui sont instruits à la maison depuis l'année 2001. Nos cinq premiers enfants ont fréquenté l'école. L'aîné y est allé jusqu'au CM2. L'instruction à la maison ne s'est pas imposée comme une évidence pour la simple et bonne raison que nous ne savions pas que cela existait ! Nous pensions, comme la majorité des français, que l'école était obligatoire !
Nous avons commencé à nous interroger parce que notre fils aîné, dyslexique, perdait pied, de plus en plus, dans les matières dites "principales", les français et les mathématiques. Il était arrivé à un seuil de saturation tel qu'il ne parvenait plus à travailler sereinement. Ses journées d'école et de devoirs le soir qui se déroulaient dans une ambiance de fatigue nerveuse et souvent d'exaspération cumulées, rendait notre quotidien familial pesant. Nous avions un rythme de vie trop rapide pour des enfants, encore pour la plupart, en bas âge. Petit à petit, nous prenions conscience de l'aberrance d'un tel système qui ne s'organisait qu'autour de l'école et des devoirs au détriment de l'épanouissement personnel de chacun de nos enfants et de nous-même, leurs parents.
En naviguant sur internet, nous avons rencontré une maman qui nous a parlé de l'instruction à la maison. Nous nous sommes renseignés, et, peu à peu, cette solution s'est imposée à nous comme une évidence. Nous en avons parlé à notre fils aîné, qui a d'emblée accepté, avant que de se rétracter par peur, notamment, du regard extérieur sur un mode d'instruction encore méconnu. Inscrit de nouveau à l'école, il y a passé une année en regrettant ce choix.
L'année suivante, nous nous sommes plongés dans cette aventure familiale unique.



" L'instruction obligatoire peut être donnée soit dans les établissements ou écoles publics ou privés, soit dans les familles par les parents, ou l'un d'entre eux, ou toute personne de leur choix ."
(extrait de l’art. L131-2 du Code de l’Éducation-Partie législative)



Arrêté du 23 novembre 1956
L'arrêté du 23 novembre 1956 aménage les horaires des cours élémentaires et moyens des écoles primaires de façon à dégager 5 heures par semaine pour la rédaction des devoirs.
I. suppression des devoirs ou en étude :
Principes
(...) Six heures de classe bien employées constituent un maximum au-delà duquel un supplément de travail soutenu ne peut qu'apporter un fatigue préjudiciable à la santé physique et à l'équilibre nerveux des enfants. Enfin, le travail écrit fait en dehors de la classe, hors de la présence du maître et dans des conditions matérielles et psychologiques souvent mauvaises, ne présente qu'un intérêt éducatif limité.
En conséquence, aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux sont invités à veiller à son application stricte.

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